Ouvrir/fermer le menu de recherche

La Légion d’Honneur remise à Philippe FRANQUENOUILLE

Samedi 7 octobre s’est tenue une cérémonie à l’issue de laquelle Philippe FRANQUENOUILLE s’est vu remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

Il régnait, samedi 7 octobre à la salle Raoul Papin, une atmosphère de jour particulier. Famille, amis, élus, anciens combattants, membres de l’harmonie municipale et responsables associatifs : ils étaient plusieurs dizaines à assister à la cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à Philippe FRANQUENOUILLE.

Entouré d’un comité d’honneur composé d’Henri CATTEAU, Président du comité Lille Métropole Sud de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, Monique NOWATZKI-RIZZO et Brigitte RINGOT, Adjointes au Maire d’Ostricourt et Henri NOWAK, Vice-président départemental de la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie (FNACA), Philippe FRANQUENOUILLE a été décoré par Jean-Luc LEMANT, Trésorier national de la FNACA :

"Cette reconnaissance de la nation vient récompenser les services éminents que vous avez rendus pendant votre service militaire. Elle vous désigne comme modèle de civisme pour nos concitoyens mais constitue également une incitation à poursuivre votre engagement pour le bien commun."

Cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à Monsieur Philippe Franquenouille

Né le 13 janvier 1936 à Ostricourt et issu d’une fratrie de sept enfants, Philippe FRANQUENOUILLE a fréquenté l’école Roger Salengro avant d’entrer, à l’âge de 14 ans, au charbonnage des mines de Oignies en tant que galibot jusqu’à ses 20 ans.

Convoqué et ajourné par le conseil de révision de la classe 1956 puis classé service militaire en 1956, il participe à la sélection au centre de Cambrai du 27 au 29 novembre 1956, est affecté à compter du 1er mars 1957 au 7e régiment de cuirassiers au centre d’instruction en qualité de mineur de fond. Volontaire pour continuer son service militaire,  il est dirigé, le 24 avril 1958,  au 7e régiment de cuirassier puis au 2e régiment de dragons et débarque à Alger le 27 mai 1958.

Libéré de ses obligations légales d’activité le 1er septembre 1958, il passe dans la disponibilité le dit jour et est maintenu sous les drapeaux en application du décret du 27 juillet 1958 avant d’être nommé 1ère classe à compter du 18 novembre 1958 et décoré de la médaille commémorative avec barrette Algérie. C’est le 30 juin 1959 que vient la libération avec un retour en France en permission libérable.

Philippe FRANQUENOUILLE reprend le travail au charbonnage de France à la fosse 10 de Leforest, à la fosse 7 d’Ostricourt puis à la fosse 8 d’Évin-Malmaison. Il poursuit ensuite son activité dans l’usine à boulets de Oignies jusqu’à sa retraite. De son union avec Paulette MERLOT naîtront 4 enfants : Eric, Marilyne,  André et  Philippe, lequel lui donnera avec son épouse 10 petits enfants. Abandonné de son épouse en 1973, Philippe FRANQUENOUILLE  s’installe en concubinage avec Louisette CHEMIN et donne naissance à Nathalie qui leur offrira un 11ème petit enfant.

Le 19 mars 1994, la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie (FNACA) lui décerne la croix du combattant. Le 8 novembre 2014, Philippe FRANQUENOUILLE se voit attribuer par le ministère de la Défense la médaille militaire suite aux 2 citations N58 et N17 par reconnaissance de la nation pour ses actes de bravoures pendant son service militaire en Algérie.